Jeux Olympiques : La première athlète transgenre

Le 2 août, à Tokyo, l’haltérophile néo-zélandaise Laurel Hubbard n’a pas décroché de médaille. Elle a pourtant écrit l’histoire des jeux en étant la première athlète transgenre à y concourir. Une participation qui ne fait pas l’unanimité. On vous raconte tout.

Les infos pour briller en soirée

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Des épreuves encore interdites ou réservées aux femmes

Si le Comité International Olympique affiche une volonté de parité, certaines disciplines olympiques sont encore réservées uniquement à des femmes quand certaines autres leur sont interdites. C’est donc pour cela, qu’en natation synchronisée ou encore en gymnastique rythmique vous ne verrez que des femmes. Inversement, à la lutte gréco-romaine les femmes sont les grandes absentes. L’une des raisons données par le CIO : le peu d’hommes licenciés dans ces sports. En gymnastique sportive par exemple, en France, les hommes représentent seulement 1% des licenciés. 

2

La première médaille pour un athlète non binaire

Quinn, est le premier sportif non-binaire à remporter une médaille aux Jeux Olympiques. Après avoir gagné le bronze il y a cinq ans avec l’équipe de football canadienne sous le nom de Rebecca Catherine Quinn, l’athlète qu’il faut désormais appeler Quinn, rapporte de Tokyo une médaille d’or. C’est sur son compte Instagram, il y a moins d’un an, que l’athlète révélait être non binaire et ne se considérer ni comme homme, ni comme femme. C’est sur Instagram toujours que Quinn a exprimé sa fierté de participer aux JO, tout en rappelant que “le combat n’est pas encore terminé.”

3

Les JO les plus inclusifs pour la cause LGBTQ+

Au total, d’après un calcul du site américain Outsports, plus de 180 athlètes de la communauté LGBTQ+ ont participé aux JO de Tokyo. Il y a cinq ans à Rio, on en comptait trois fois moins et en 2012 à Londres ils n’étaient que 23. C’est donc l’édition la plus équitable de l’histoire en la matière. Dès la cérémonie d’ouverture, on a pu voir la spécialiste du tir polonais Aleksandra Jarmolinska défiler avec un masque aux couleurs du drapeau LGBTQ+. Si la délégation américaine est en tête du nombre d’athlètes LGBTQ+, les japonais eux sont très loin derrière. Il faut dire que le pays est en retard sur ses enjeux. Les militants espéraient d’ailleurs beaucoup des jeux pour que le gouvernement japonais agisse contre la discrimination à l’égard de la communauté LGBTQ+. 

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La testostérone a longtemps été utilisée comme dopant

Dans les années 70 et jusqu’en 1989, les nageuses et lanceuses de poids est-allemande font parler d’elles. Elles présentent des signes de masculinité évidents. C’est un dopage systématisé qui est mis en place par la République Démocratique Allemande. Dès l’âge de dix ans, les filles ingèrent de la testostérone légèrement modifiée afin d’échapper aux contrôles. Sous forme de boissons ou de pilules multicolores, les athlètes pensent avaler des vitamines. Ces hormones auront sur elles, des effets secondaires très néfastes. Dans cet extrait du documentaire « Jamais vaincu ! » ,de Sandra Kaudelka, l’ancienne athlète Ines Geipel raconte les conséquences de ces hormones mâles sur la santé des sportives.