Nicolas Sarkozy : L’affaire des écoutes

Le 20 mai, Nicolas Sarkozy est attendu au tribunal pour l’affaire Bygmalion. Il s’agira de son deuxième procès de l’année : début mars, l’ancien président a été condamné à de la prison ferme, pour un autre dossier : l’affaire des écoutes. Dans cet épisode, on vous explique tout sur cette affaire.

Les infos pour briller en soirée

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Le vrai Paul Bismuth n’est pas content

Le vrai Paul Bismuth n’a pas trop apprécié que son nom soit utilisé en guise de couverture, pour la seconde ligne de téléphone de Nicolas Sarkozy. Il a même envisagé de porter plainte pour usurpation d’identité. Finalement, il a décidé de se constituer partie civile… avant de se retirer le lendemain. Lui qui n’a rien à voir avec cette affaire a déclaré en interview vouloir “qu’on lui foute la paix”.

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Nicolas Sarkozy et son avocat avaient l’habitude des faux noms

Selon une enquête du Canard Enchaîné, Paul Bismuth n’est pas le seul pseudonyme utilisé par l’ancien président et son avocat. Les deux hommes changeaient de téléphone environ tous les trois mois, avec à chaque fois un nom différent : Gilda Atlan, mais aussi plusieurs Bismuth, avec un autre prénom que Paul. 

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Les écoutes ont été jugées recevables par la justice : ce n’est pas toujours le cas 

La défense de Nicolas Sarkozy voulait que les écoutes des conversations entre l’ancien président et son avocat Thierry Herzog soient jugées “irrecevables”. En effet, selon une jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme de juin 2016, une retranscription d’écoutes peut être utilisée contre un avocat mais pas son client. Mais en vain : les écoutes ont bel et bien été validées par la Cour de Cassation, et les retranscriptions ont servi pendant le procès. 

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Et Gilbert Azibert dans tout ça ?

Le magistrat a pris sa retraite en 2014. Gilbert Azibert avait demandé à ce que le procès de l’affaire des écoutes soit renvoyé, en raison de son état de santé : demande refusée après examen par des experts. Il a été déclaré coupable de corruption passive et de recel de violation du secret professionnel. Il a lui été condamné à trois ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis.